Comme je vous l'expliquais dans la 1° partie de cet article"Apprendre... désapprendre", c'est une excellente manière d'aborder le chemin de l'éveil. Et je me répéte si vous commencez par lire ce second article. Il met en lumière l'écart entre la connaissance intellectuelle et la sagesse vécue. Pour tenter de répondre à celle-ci j’ai donc développé ce thème en 2 parties. Ce format me permets de traiter d'abord le rôle de l'apprentissage, puis le passage crucial au désapprentissage.
• Article 1 : Apprendre, c'est s'ouvrir. Nous explorerons comment l'acquisition de nouvelles connaissances nous aide à nous libérer des anciennes croyances et des superstitions.
• Article 2 : Désapprendre, c'est vivre. Nous aborderons la transition de la théorie à la pratique, et le défi que cela représente pour l'ego.
Désapprendre,
c'est vivre
Dans
notre première réflexion, nous avons vu que l'apprentissage est la première
étape vers l'éveil. Il nous permet de nous libérer des vieilles croyances. Mais
le véritable chemin ne commence que lorsque nous passons du savoir à
l'expérience, de la tête au cœur. Et c'est là que le désapprentissage
entre en jeu.
Le
désapprentissage est le processus par lequel on se défait de ce que l'on a
appris. Il ne s'agit pas d'oublier, mais de ne plus s'identifier à ce que l'on
sait. On peut avoir lu des milliers de livres sur la paix, la compassion et
l'unité, mais si ces mots ne sont pas incarnés, ils restent de simples
concepts. Le défi le plus important sur la voie spirituelle n'est pas
d'apprendre de nouvelles choses, mais d'avoir le courage de vivre ce que l'on
sait déjà.
Le
paradoxe de l'ego
C'est
ici que l'ego révèle son paradoxe. L'ego veut évoluer, il veut atteindre la
sagesse, mais il ne le peut qu'en accumulant des connaissances. Il est par
nature le collectionneur de savoir. Le désapprentissage, qui est le cœur de la
sagesse, est une menace directe pour l'ego car il signifie renoncer à la
maîtrise, à la sécurité et à l'identité construite sur ce que l'on sait. L'ego
a peur de se remettre en question, car il craint de disparaître.
Pourtant,
la sagesse ne s'acquiert pas, elle se révèle. Elle est ce qui reste lorsque
nous avons désappris ce que nous croyions être. Le passage du personnel au
transpersonnel est un acte de foi, un lâcher-prise de tout ce que nous pensions
savoir sur nous-mêmes et sur le monde. La vraie libération est de ne plus
chercher à apprendre, mais de s'ouvrir à ce qui est, ici et maintenant, car la
Vie n'est pas une théorie, mais une expérience.