22 août, 2015

La conscience transpersonnelle comme espace d’unité

 

La conscience transpersonnelle comme espace d’unité

Entre-Nous : les confidences du chemin

 

Je me souviens d’un soir où je regardais le ciel.

Il était vaste, silencieux, infini.

Et je me suis dit :

“Ce que je suis ne s’arrête pas à mon corps, ni à mes pensées.”

Il y avait en moi une paix étrange, une sensation d’être relié à tout, sans effort, sans volonté.

Comme si la frontière entre “moi” et “le monde” s’était doucement estompée.

Ce soir-là, j’ai compris que la conscience transpersonnelle n’est pas une idée.

C’est une expérience d’unité.

Une présence élargie.

Un état d’être qui embrasse sans posséder.

 

Le transpersonnel, au-delà du moi

Tu vis dans un corps.

Tu penses avec un mental.

Tu ressens avec un cœur.

Et tout cela est précieux.

Mais il existe en toi une dimension plus vaste.

Une conscience qui ne se limite pas à ton histoire, à ton rôle, à ton identité.

Une conscience qui observe sans juger, qui aime sans condition, qui relie sans fusionner.

C’est cela, la conscience transpersonnelle.

Ce n’est pas une fuite du moi.

C’est une intégration du moi dans un tout plus vaste.

 

Une scène de cabinet

Une femme m’a dit un jour :

“Je me sens parfois comme une goutte dans l’océan.”

Et je lui ai répondu :

“Et si tu étais aussi l’océan dans la goutte ?”

Elle a souri.

Parce qu’elle avait compris que l’unité ne nie pas l’individualité.

Elle l’inclut, elle l’honore, elle l’élève.

 

L’unité, ce n’est pas la fusion

Tu peux croire que s’unir, c’est se perdre.

Mais l’unité véritable ne dissout pas.

Elle relie sans confondre.

Elle embrasse sans effacer.

Dans la conscience transpersonnelle, tu ne deviens pas “tout”.

Tu reconnais que tu es déjà relié à tout.

Et cette reconnaissance te rend plus libre, plus paisible, plus vivant.

 

Un exercice pour goûter l’unité

Je te propose une pratique douce, à faire dans la nature ou en silence :

  1. Assieds-toi et ferme les yeux.
    Respire doucement.
  2. Pose cette question intérieure :
    “Qu’est-ce qui, en moi, est déjà relié à tout ce qui est ?”
  3. Laisse venir une sensation, une image, une vibration.
    Ne cherche pas à comprendre. Juste à ressentir.
  4. Écris ce que tu as perçu.
    Même si c’est flou, poétique, étrange.

Et vois que l’unité ne s’explique pas.

Elle se ressent.

 

Une métaphore pour comprendre

Imagine que tu es une cellule dans un corps.

Tu as ta fonction, ta forme, ta place.

Mais tu fais partie d’un organisme vivant, intelligent, relié.

La conscience transpersonnelle, c’est vivre en tant que cellule… tout en sachant que tu es le corps entier.

C’est agir localement, mais vibrer universellement.

 

Une lettre fictive

Cher toi,

Tu te sens parfois séparé.

Tu te sens parfois seul.

Tu te sens parfois en quête.

Et je t’entends.

Mais je t’invite à te rappeler ceci :

Tu es déjà relié.

Tu es déjà inclus.

Tu es déjà aimé.

La conscience transpersonnelle ne te demande pas de devenir autre.

Elle te propose de te reconnaître dans le tout.

Avec toute ma tendresse,

Bernard

 

Conclusion : l’unité comme respiration

La conscience transpersonnelle n’est pas un sommet à atteindre.

C’est une respiration à accueillir.

C’est une posture intérieure, une ouverture du cœur, une présence élargie.

Alors, respire.

Écoute.

Relie.

Entre-nous, c’est souvent dans cette présence silencieuse…

que la vraie unité commence.