12 décembre, 2017

Le mystère de l’origine

 


Chapitre 3 — Série : De la manifestation à la conscience transpersonnelle

 

Le silence avant le souffle

Avant le souffle, avant le corps, avant le monde… il y a le silence.

Un silence qui ne manque de rien.

Un silence qui contient tout.

Un silence qui n’est pas vide, mais plein d’origine.

Ce silence n’est pas absence.

Il est source.

Il est matrice.

Il est le lieu d’avant le lieu.

Et dans ce silence,

quelque chose désire naître.

 

L’origine n’est pas un point

On croit souvent que l’origine est un moment.

Un début.

Un instant précis.

Mais l’origine est un mystère sans bord.

Elle n’a pas de date.

Elle n’a pas de lieu.

Elle est présence éternelle,

qui se manifeste parfois…

comme un battement,

comme une lumière,

comme une question.

 

La question qui précède tout

Avant même de vouloir vivre,

il y a une question silencieuse :

“Qui suis-je, avant d’être ?”

“D’où viens-je, sans forme ?”

“Qu’est-ce qui m’appelle à devenir ?”

Cette question ne cherche pas de réponse.

Elle ouvre un espace.

Un espace de conscience.

Un espace de choix.

Un espace de descente.

Et dans cet espace,

l’Être se penche vers la forme.

 

Le mystère du choix

Pourquoi naître ?

Pourquoi s’incarner ?

Pourquoi quitter l’infini pour la limite ?

Il n’y a pas de réponse rationnelle.

Il n’y a pas de logique linéaire.

Il y a un mystère.

Le mystère du choix.

Le mystère du “oui”.

Le mystère du passage.

Et ce mystère est sacré.

Car il contient la totalité du chemin.

 

L’origine comme mémoire

Même une fois incarné,

le mystère de l’origine reste en nous.

Il se cache dans les silences.

Il se glisse dans les intuitions.

Il murmure dans les rêves.

Parfois, on le ressent comme une nostalgie.

Parfois, comme une paix profonde.

Parfois, comme un appel à rentrer chez soi.

Mais ce “chez soi” n’est pas un lieu.

C’est un état d’être.

C’est une mémoire vibrante.

C’est une origine vivante.

 

L’origine n’est pas derrière nous

Ce que nous appelons “origine”

n’est pas un passé lointain.

Ce n’est pas un point de départ oublié.

C’est une présence toujours là.

C’est un souffle qui nous traverse encore.

C’est une lumière qui nous guide sans bruit.

Et quand nous nous arrêtons,

quand nous respirons,

quand nous écoutons…

nous pouvons la sentir.

 

Le mystère comme guide

Le mystère ne veut pas être résolu.

Il veut être honoré.

Il veut être habité.

Il veut être vécu.

Quand tu acceptes de ne pas savoir,

tu ouvres un espace de vérité.

Quand tu cesses de chercher des réponses,

tu entres dans la sagesse du vivant.

Et dans cette sagesse,

le mystère devient guide intérieur.

 

L’origine comme mouvement

L’origine n’est pas figée.

Elle est mouvement.

Elle est danse.

Elle est respiration cosmique.

Elle ne cesse de créer.

Elle ne cesse de naître.

Elle ne cesse de t’appeler.

Et toi,

à chaque instant,

tu peux revenir à elle.

Pas en remontant le temps.

Mais en te déposant dans l’instant.

 

Intégration

Aujourd’hui,

tu peux honorer le mystère.

Pas en le comprenant.

Mais en l’écoutant.

Tu peux lui demander :

“Montre-moi ce que je suis, avant les mots.”

Et il te répondra,

par une sensation,

par une paix,

par une évidence.

Tu peux écrire :

“Aujourd’hui, j’ai senti le mystère de mon origine… et cela m’a relié(e) à l’infini.”

Et dans cette phrase,

il y a toute la mémoire du vivant.

 

Conclusion

Le mystère de l’origine n’est pas à résoudre.

Il est à aimer.

Il est à respirer.

Il est à incarner.

Alors, dépose.

Respire.

Écoute.

Entre-nous, c’est souvent dans ce mystère silencieux…

que la vraie lumière commence.