24 octobre, 2018

Présence et conscience non-duelle

 


Entre-Nous : les confidences du chemin

 

Je me souviens d’un homme qui m’a dit un jour, en séance :

“Je suis là, mais je ne suis pas vraiment là.”

Il parlait de sa vie, de ses relations, de son quotidien.

Il faisait les choses, mais sans les habiter.

Comme s’il vivait en décalage, en surface, en attente d’un ailleurs.

Et je lui ai répondu doucement :

“Et si la vraie transformation commençait par être là, pleinement, sans vouloir être ailleurs ?”

 

La présence, ce n’est pas juste être là

Tu es là, physiquement.

Mais es-tu présent ?

Es-tu dans ton corps, dans ton souffle, dans ton regard ?

La présence, ce n’est pas une posture figée.

C’est une qualité d’être, une ouverture, une disponibilité.

C’est habiter l’instant, sans le fuir, sans le juger, sans le vouloir autre.

Et dans cette présence, quelque chose s’apaise.

Quelque chose s’unit.

 

La conscience non-duelle : au-delà de la séparation

Tu as appris à penser en dualité.

Moi/toi.

Bien/mal.

Avant/après.

Intérieur/extérieur.

Mais il existe en toi une conscience plus vaste, plus silencieuse, plus unifiée.

Une conscience qui ne sépare pas.

Qui accueille tout ce qui est, sans opposer, sans diviser.

C’est cela, la conscience non-duelle.

Ce n’est pas une idée.

C’est une expérience.

Une respiration élargie.

 

Une scène de cabinet

Une femme m’a dit :

“Je veux être dans la lumière, mais je rejette mes ombres.”

Je lui ai répondu :

“Et si tu regardais tes ombres avec la même lumière ?”

Elle a pleuré.

Parce qu’elle a compris que la conscience non-duelle ne choisit pas.

Elle embrasse.

Elle relie.

Elle guérit par l’unité.

 

Comment cultiver la présence non-duelle ?

Voici quelques repères :

  • Observe sans juger
  • Ressens sans fuir
  • Accueille sans vouloir changer
  • Respire sans chercher à contrôler

Et surtout, ne cherche pas à atteindre un état.

Sois simplement , avec ce qui est.

Même si c’est flou. Même si c’est inconfortable.

 

Un exercice de présence élargie

Je te propose une pratique douce, à faire en silence :

  1. Assieds-toi confortablement. Ferme les yeux.
    Respire doucement.
  2. Observe ce qui est là.
    Sensations, pensées, émotions.
  3. Ne nomme pas. Ne juge pas. Ne cherche pas à comprendre.
    Juste sois avec.
  4. Répète intérieurement :
    “Je suis là. Et tout ce qui est, est bienvenu.”
  5. Reste quelques minutes dans cette présence.
    Et vois ce que cela transforme.

 

Une métaphore pour comprendre

Imagine que ta conscience est comme le ciel.

Les pensées sont les nuages.

Les émotions sont les vents.

Les sensations sont les oiseaux.

Mais le ciel ne rejette rien.

Il accueille tout, sans se perdre.

Il reste vaste, silencieux, présent.

La conscience non-duelle, c’est ce ciel en toi.

 

Une lettre fictive

Cher toi,

Tu veux être présent.

Tu veux être conscient.

Tu veux être en paix.

Et je t’entends.

Mais je t’invite à ne plus chercher.

Juste sois là, avec ce qui est.

Car dans cette présence, tu découvriras que tu n’as jamais été séparé.

Tu es déjà relié.

Tu es déjà entier.

Tu es déjà lumière.

Avec toute ma tendresse,

Bernard

 

Conclusion : l’unité comme transformation

La présence n’est pas une technique.

C’est une posture intérieure.

Et la conscience non-duelle n’est pas une croyance.

C’est une expérience d’unité.

Alors, sois là.

Respire.

Accueille.

Entre-nous, c’est souvent dans cette présence silencieuse…

que la vraie transformation commence.

 

Souhaites-tu que je poursuive avec le deuxième sous-thème de cette étape :

« Choisir où poser sa lumière intérieure » ? Je peux te le rédiger dans le même esprit, avec une nouvelle ouverture narrative et une tonalité tout aussi incarnée.