Entre-Nous : les confidences du chemin
Je me souviens d’un homme qui m’a dit un jour, en séance :
“Je suis là,
mais je ne suis pas vraiment là.”
Il parlait de
sa vie, de ses relations, de son quotidien.
Il faisait les
choses, mais sans les habiter.
Comme s’il
vivait en décalage, en surface, en attente d’un ailleurs.
Et je lui ai répondu doucement :
“Et si la
vraie transformation commençait par être là, pleinement, sans vouloir être
ailleurs ?”
La présence,
ce n’est pas juste être là
Tu es là, physiquement.
Mais es-tu présent ?
Es-tu dans ton corps, dans ton souffle, dans ton regard
?
La présence, ce n’est pas une posture figée.
C’est une qualité d’être, une ouverture, une disponibilité.
C’est habiter l’instant, sans le fuir, sans le juger, sans le
vouloir autre.
Et dans cette présence, quelque chose s’apaise.
Quelque chose s’unit.
La conscience
non-duelle : au-delà de la séparation
Tu as appris à penser en dualité.
Moi/toi.
Bien/mal.
Avant/après.
Intérieur/extérieur.
Mais il existe en toi une conscience plus vaste, plus silencieuse,
plus unifiée.
Une conscience qui ne sépare pas.
Qui accueille tout ce qui est, sans opposer, sans diviser.
C’est cela, la conscience non-duelle.
Ce n’est pas une idée.
C’est une expérience.
Une respiration élargie.
Une scène de
cabinet
Une femme m’a dit :
“Je veux être
dans la lumière, mais je rejette mes ombres.”
Je lui ai
répondu :
“Et si tu
regardais tes ombres avec la même lumière ?”
Elle a pleuré.
Parce qu’elle a compris que la conscience non-duelle ne choisit pas.
Elle embrasse.
Elle relie.
Elle guérit par l’unité.
Comment
cultiver la présence non-duelle ?
Voici quelques repères :
- Observe
sans juger
- Ressens
sans fuir
- Accueille
sans vouloir changer
- Respire
sans chercher à contrôler
Et surtout, ne cherche pas à atteindre un état.
Sois simplement là, avec ce qui est.
Même si c’est flou. Même si c’est inconfortable.
Un exercice
de présence élargie
Je te propose une pratique douce, à faire en silence :
- Assieds-toi
confortablement. Ferme les yeux.
Respire doucement. - Observe
ce qui est là.
Sensations, pensées, émotions. - Ne nomme
pas. Ne juge pas. Ne cherche pas à comprendre.
Juste sois avec. - Répète
intérieurement :
“Je suis là. Et tout ce qui est, est bienvenu.” - Reste
quelques minutes dans cette présence.
Et vois ce que cela transforme.
Une métaphore
pour comprendre
Imagine que ta conscience est comme le ciel.
Les pensées sont les nuages.
Les émotions sont les vents.
Les sensations sont les oiseaux.
Mais le ciel ne rejette rien.
Il accueille tout, sans se perdre.
Il reste vaste, silencieux, présent.
La conscience non-duelle, c’est ce ciel en toi.
Une lettre
fictive
Cher toi,
Tu veux être
présent.
Tu veux être
conscient.
Tu veux être
en paix.
Et je
t’entends.
Mais je
t’invite à ne plus chercher.
Juste sois
là, avec ce qui est.
Car dans cette
présence, tu découvriras que tu n’as jamais été séparé.
Tu es déjà
relié.
Tu es déjà
entier.
Tu es déjà
lumière.
Avec toute ma
tendresse,
Bernard
Conclusion :
l’unité comme transformation
La présence n’est pas une technique.
C’est une posture intérieure.
Et la conscience non-duelle n’est pas une croyance.
C’est une expérience d’unité.
Alors, sois là.
Respire.
Accueille.
Entre-nous, c’est souvent dans cette présence silencieuse…
que la vraie transformation commence.
Souhaites-tu que je poursuive avec le deuxième sous-thème de cette étape :
« Choisir où poser sa lumière intérieure » ? Je peux te le rédiger dans le même esprit, avec une nouvelle ouverture
narrative et une tonalité tout aussi incarnée.