Entre-Nous : les confidences du chemin
Je me souviens d’une femme qui m’a dit un jour :
“Je vois
surtout ce qui ne va pas.”
Elle parlait
de sa vie, de ses relations, de son corps.
Et je lui ai
répondu :
“Et si tu
changeais de projecteur ? Et si tu choisissais où poser ta lumière ?”
Elle a souri, un peu gênée.
Mais elle a compris.
Parce que ce que tu regardes, tu le nourris.
Et ce que tu nourris… devient ton monde.
L’attention
comme acte créateur
Tu ne peux pas tout contrôler.
Mais tu peux choisir ce que tu regardes.
Et ce choix, répété chaque jour, devient une pratique de transformation.
Quand tu poses ta lumière sur :
- Ce qui
est vivant
- Ce qui
est juste
- Ce qui
est beau
- Ce qui
est en mouvement
… alors tu élèves ton énergie, tu élargis ton regard, tu transformes
ton expérience.
Une scène de
cabinet
Un homme m’a dit :
“Je suis
entouré de problèmes.”
Je lui ai
demandé :
“Et si tu
regardais aussi les ressources ?”
Il a réfléchi.
Et il a vu qu’il avait des amis fidèles, une force intérieure, une capacité
à rebondir.
Il ne les voyait plus.
Parce que son regard était fixé sur le manque.
Le système
d’activation réticulaire
Ton cerveau est équipé d’un filtre naturel.
Il s’appelle le système d’activation réticulaire.
Il te permet de repérer ce que tu cherches.
Si tu penses à des plumes rouges, tu verras des plumes rouges partout.
Ce que tu attends, ce que tu crois, ce que tu cherches…
devient ce que tu vois.
Et c’est là que ton attention devient un pouvoir.
Un exercice
pour orienter ta lumière
Je te propose une pratique simple, à faire chaque matin :
- Pose
cette intention intérieure :
“Aujourd’hui, je choisis de poser ma lumière sur ce qui m’élève.” - Note
trois choses que tu observes dans ta journée.
Des détails, des gestes, des émotions, des pensées. - Le soir,
relis ce que tu as noté.
Et demande-toi :
“Qu’est-ce que cela a changé en moi ?”
Tu verras que ton regard devient plus vaste.
Plus doux.
Plus libre.
Une métaphore
pour comprendre
Imagine que ton attention est une lampe.
Tu peux la diriger vers l’ombre… ou vers la lumière.
Tu peux l’agiter… ou la poser.
Tu peux l’utiliser pour fuir… ou pour habiter.
Et quand tu la poses avec douceur, elle devient un soleil intérieur.
Elle éclaire ce qui était caché.
Elle réchauffe ce qui était froid.
Elle révèle ce qui était oublié.
💭 Une lettre
fictive
Cher toi,
Tu regardes ce
qui manque.
Tu regardes ce
qui fait peur.
Tu regardes ce
qui te blesse.
Et je
t’entends.
Mais je
t’invite à poser ta lumière ailleurs.
Regarde ce qui
est vivant.
Regarde ce qui
est juste.
Regarde ce qui
est en toi.
Car ce que tu
regardes… devient ton monde.
Avec toute ma
tendresse,
Bernard
Conclusion :
choisir en conscience
Tu ne peux pas tout changer.
Mais tu peux choisir ton regard.
Et ce choix, répété chaque jour, devient une transformation profonde.
Alors, pose ta lumière.
Avec douceur.
Avec respect.
Avec amour.
Entre-nous, c’est souvent dans ce regard silencieux…
que la vraie guérison commence.