— se défaire de l’autre que l’on joue
Il
est facile d’endosser un rôle.
De
devenir quelqu’un, de se construire une identité, de se fondre dans un
personnage.
Mais
à force d’incarner cet “autre”, nous oublions celui que nous sommes.
Nous
perdons le lien avec notre origine, avec l’Être silencieux, simple, vivant.
Ce
retour à l’Être ne se fait pas par accumulation.
Il
ne demande pas d’ajouter, mais de reconnaître.
Reconnaître
ce qui précède tous les rôles, toutes les histoires, toutes les postures.
C’est
à partir de cette réidentification que la contemplation devient possible.
Non
pas comme une pratique, mais comme un état naturel, une respiration intérieure.
Tant
que nous nous prenons pour un autre, nous restons piégés.
Nous
cherchons, nous espérons, nous nous efforçons…
Mais
l’Être ne demande pas d’effort.
Il
demande un abandon.
Un
consentement à la simplicité.
Un
retour à ce qui ne joue pas, ne prétend pas, ne se raconte pas.
Et
dans ce retour, quelque chose s’apaise.
Quelque
chose se reconnaît.
Quelque
chose retrouve sa place — sans bruit, sans drame, sans masque.
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