15 novembre, 2025

Être vivant, tout simplement



 
Il y a des jours où l’on oublie que l’on est vivant. Pris dans le rythme, les obligations, les pensées qui tournent en boucle, nous devenons des silhouettes en mouvement, des rôles à tenir, des fonctions à remplir. Et pourtant, sous tout cela, il y a une vie qui palpite. Une vie qui ne demande qu’à être reconnue.


Être vivant, ce n’est pas seulement respirer ou fonctionner. C’est sentir. C’est vibrer. C’est être touché par un rayon de soleil, par une parole vraie, par une émotion qui traverse. C’est être là, dans son corps, dans son cœur, dans sa présence. C’est se rappeler que nous ne sommes pas des machines à faire, mais des êtres à être.

Nous avons appris à faire, à produire, à réussir. Mais avons-nous appris à être ? À nous arrêter, à écouter, à goûter l’instant ? Être vivant, tout simplement, c’est cela : ne pas chercher à être autre, ne pas fuir ce qui est là, mais l’habiter avec tendresse. C’est revenir à soi, sans masque, sans attente, sans justification.

Il n’y a pas de mode d’emploi pour cela. Il n’y a pas de performance à atteindre. Il y a juste à revenir à soi, à ce souffle, à ce battement, à cette lumière discrète qui nous traverse. Et dans ce retour, quelque chose s’apaise. Quelque chose s’ouvre. Une paix douce, une joie sans raison, une présence qui ne dépend de rien.

Être vivant, c’est aussi accepter les creux, les doutes, les fragilités. C’est ne pas se juger pour ce que l’on ressent. C’est accueillir la vie dans toutes ses nuances, sans vouloir la corriger. C’est dire oui à ce qui est, même si ce n’est pas parfait. C’est reconnaître que la vulnérabilité fait partie de la beauté.

Et dans ce oui, il y a une force. Une lumière. Une tendresse. Celle qui nous relie aux autres, à la nature, à cette Vie Une qui nous traverse. Celle qui nous rappelle que nous ne sommes pas séparés, mais reliés. Que chaque respiration est un lien, chaque silence une offrande, chaque geste une prière.

Alors, aujourd’hui, peut-être pouvons-nous simplement être vivants. Sans masque. Sans attente. Juste là. Présents. Reliés. Et dans cette simplicité, retrouver le goût de l’essentiel. Le goût de la vie. Le goût de soi.

« Photo libre de droit CCO – Source : PxHere »