Se
désidentifier pour retrouver l’espace du Soi
“Ce que je suis ne
pense pas. Ne ressent pas. Ne se souvient pas. Il accueille.”
L’identification comme source de
confusion
Nous
avons appris à nous définir par ce qui nous traverse : nos pensées, nos
émotions, notre histoire. Nous disons : “Je suis triste”, “Je suis en
colère”, “Je suis ce que j’ai vécu.”
Mais
cette manière de parler révèle une confusion : nous confondons ce qui
apparaît… avec ce qui accueille. Et cette confusion est à l’origine de bien
des souffrances.
Les pensées ne sont pas le penseur
Une
pensée surgit. Elle disparaît. Elle revient. Mais ce qui la voit… ne change
pas.
Tu
n’es pas la pensée. Tu es ce qui la voit. Et ce qui voit… n’a pas de
forme, pas de limite, pas de passé.
Métaphore : Le ciel et les nuages
Imagine
un ciel vaste. Des nuages le traversent — sombres, clairs, agités, paisibles.
Mais le ciel… ne devient jamais nuage. Il accueille, sans s’identifier.
Tes
pensées, tes émotions, ton passé… sont des nuages. Tu es le ciel.
L’espace du Soi
Ce
que tu es ne pense pas. Il ne ressent pas. Il ne se souvient pas. Il accueille.
Et
dans cet accueil, il n’y a ni rejet, ni attachement, ni confusion. Il y a paix.
Conclusion ouverte
Tu
n’es pas tes pensées. Tu n’es pas tes émotions. Tu n’es pas ton passé.
Tu
es ce qui les voit passer, sans jamais être emporté.
Si ce texte résonne
en vous, je vous invite à explorer les volets de la série « Du
personnel au transpersonnel » consacrés à la nature du témoin et à la
reconnaissance silencieuse du Soi. Ils peuvent vous accompagner dans une
libération douce et profonde de ce que vous croyez être.