— ou écouter le vivant
Il est étrange de constater à quel point nous avons foi en ce qui nous éloigne de nous-mêmes. Nous croyons en nos manques, en nos fautes, en nos histoires. Nous croyons que nous devons nous racheter, nous corriger, nous améliorer. Et dans cette quête de réparation, nous oublions l’essentiel : la Présence vivante qui ne demande ni justification, ni expiation.
À force de vouloir nous amender, nous renforçons le personnage. Nous lui donnons de l’importance, nous le nourrissons, nous le glorifions même dans sa culpabilité. Et pendant ce temps, la vérité reste là, silencieuse, intacte, disponible. Mais nous ne l’écoutons pas. Nous préférons écouter nos pensées, nos jugements, nos récits intérieurs.
Et si, au lieu de nous écouter nous-mêmes, nous commencions à écouter ce qui ne parle pas avec des mots ?
Et si, au lieu de chercher à mériter, nous consentions à recevoir ?
La Présence ne demande pas d’effort. Elle ne demande pas de foi aveugle. Elle est là, depuis toujours, inconditionnelle, immobile, ouverte.
Reconnaître cela, c’est déjà être libre.
Non pas libre de tout, mais libre de croire que nous sommes séparés.
Libre de cesser de courir après une image.
Libre de revenir à ce qui est — sans masque, sans rôle, sans attente.
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