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revenir à la Présence
Nous passons une grande partie de notre vie à raconter une histoire. Une histoire sur nous-mêmes, sur le monde, sur ce que nous croyons être. Et peu à peu, ce récit devient notre réalité. Nous le répétons, nous le peaufinons, nous le défendons. Il devient le décor dans lequel nous cherchons l’éveil, la paix, la libération.
Mais ce récit n’est qu’un récit.
Il n’est pas le réel.
Il est une construction mentale, une aventure imaginaire que nous avons fini par prendre au sérieux. Et pendant que nous le nourrissons, la Présence — elle — reste là, intacte, silencieuse, disponible.
Nous croyons que notre éveil dépend de la résolution de notre histoire.
Mais pourquoi ne pas simplement arrêter de la raconter ?
Pourquoi ne pas laisser tomber le scénario, les personnages, les rebondissements ?
Ce que nous sommes ne dépend pas de ce récit.
Ce que nous sommes est la base vivante, la Présence fondatrice, le silence qui rend tout possible.
Aujourd’hui, peut-être que toutes les circonstances se sont épuisées.
Peut-être que le décor s’efface.
Et dans cet effacement, il ne reste que l’essentiel :
la Présence vivante de l’Être, sans rôle, sans masque, sans histoire.
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